les planques à bord

- les trois pièces de 20 millimètres (2 à l'avant et 1 à l'arrière) étaient protégées par un carénage circulaire de 4 mètres de diamètre et de 0.80 mètre de haut environ, cet espace s'appelait les barbettes, lors du service de la journée, il nous arrivait de nous cacher dans la barbette arrière espace tranquille, souvent ensoleillé et protégé des vents (le mistral est souvent actif à Toulon, il n'y a pas qu'en Bretagne qu'il y a du vent), son accès se faisait par une échelle, on entendait le bidel passer à côté et nous appeler. Je garde encore le souvenir de l'odeur des aussières qui y étaient lovées, aussières dans lesquelles on se calait pour faire la sieste.

- à la machine, il était relativement facile de se cacher, cela arrivait rarement, mais après une permission de 48 heures passées à Paris, le retour était plus que difficile et il m'est arrivé de dormir dans le ballot d'étoupe situé au niveau supérieur du moteur babord, là aussi j'en est gardé le souvenir de l'odeur.

- autres planques à la machine : les 2 tunnels des arbres porte hélices (le Lac Tonlé Sap avait 2 hélices), ceux-ci devaient faire 3 à 4 mètres de longueur, on ne pouvait pas y tenir debout, il est vrai que ce n'était pas ce qui était le plus confortable ; au dessus de la chaudière à l'entrée de la machine il y avait le local des échappements, il était là aussi possible de se planquer lorsque les machines étaient à l'arrêt.

- en fait chaque spécialité avait ses planques, le local barre situé sous le poste des équipages était aussi un bon endroit pour se camoufler, je suppose que les boscos avaient plusieurs endroits dont toutes les cales de la partie avant.

en aperçoit la barbette arrière
avec la protection métallique de la pièce de 20mm,
à droite de la baleinière le surbau ouvert donnant sur la cuisine